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Progression d'accords : les 5 mouvements qui font avancer les accords

Michord · 2 novembre 2026 · ~9 min de lecture
Gros plan sur deux mains passant d'un accord à l'autre sur les touches d'un piano, dans une lumière bleue tamisée
En bref : une progression d'accords est une suite d'accords dans un ordre précis (C–Am–F–G, par exemple). Elle sonne juste grâce aux petits mouvements des notes entre les accords. Cinq mouvements expliquent l'essentiel : la fondamentale qui descend d'une quinte, la sensible qui monte vers la tonique, les notes communes qui restent, la cadence rompue et l'accord emprunté au mineur homonyme. Entendez-les, et vous comprendrez l'ordre des accords sans l'apprendre par cœur.

Jouer les accords d'un morceau est une chose ; expliquer pourquoi ils se suivent ainsi en est une autre. Voici les cinq mouvements qui font fonctionner les grilles, avec un exemple, un point d'écoute et un exercice.

Qu'est-ce qu'une progression d'accords ?

Une progression d'accords, ou enchaînement d'accords, est la suite d'accords qui porte l'harmonie d'un morceau ; écrite mesure par mesure, elle forme une grille d'accords. On la note en chiffres romains, en minuscules pour les accords mineurs : en do majeur, C = I, Dm = ii, G = V, Am = vi. Ainsi, en la majeur, I–V–vi–IV devient A–E–F♯m–D. Les symboles d'accords restent en notation internationale, comme dans Michord : C = do, D = ré, E = mi, F = fa, G = sol, A = la, B = si.

Précision utile : Michord n'est pas un générateur de progressions et n'utilise pas d'IA ; son analyse est fondée sur des règles.

Toute progression repose sur l'harmonie fonctionnelle : tonique (repos), sous-dominante (éloignement), dominante (tension). Mais l'explication d'un enchaînement se trouve dans le mouvement des notes.

Pourquoi une progression d'accords sonne-t-elle juste ?

Dans une bonne progression, les notes bougent peu et par petits pas, et la note de tension se trouve à un demi-ton de sa résolution. Si rien ne bouge, la progression semble figée ; si tout saute, elle paraît décousue.

L'article Chord progression de Wikipédia en anglais présente la progression par quintes (I–IV–vii°–iii–vi–ii–V–I), où la fondamentale descend de quinte en quinte à travers les sept accords de la tonalité, comme un modèle très utilisé par les compositeurs classiques. Les cinq mouvements ci-dessous décomposent cette logique.

#MouvementExempleCe que l'oreille entend
1La fondamentale descend d'une quinteDm7 → G7 → Cmaj7 (ii–V–I)La poussée la plus forte vers l'avant
2La sensible monte vers la toniqueE7 → Am (V7 → i)La tension se résout d'un demi-ton
3Les notes communes restent, la basse avance par degrésC → G/B → AmUn enchaînement fluide, sans rupture
4Cadence rompueG → Am (V → vi)La conclusion attendue est repoussée
5Accord emprunté et cadence plagaleG (♭VII) · D → A (IV → I)Couleur rock, conclusion douce

1. Pourquoi la fondamentale descend-elle d'une quinte ? Le II-V-I

Le mouvement le plus fort de l'harmonie est la fondamentale qui descend d'une quinte (ou monte d'une quarte) : de Dm à G, de G à C. Le ii–V–I l'enchaîne deux fois ; d'où sa présence en jazz, en harmonie classique et dans les ponts pop.

Ce sont les notes guides des accords de septième, tierce et septième, qui le rendent audible. En si bémol majeur, jouez Cm7 → F7 → B♭maj7 : la septième de Cm7, si♭, descend d'un demi-ton sur la, tierce de F7 ; la septième de F7, mi♭, descend sur ré, tierce de B♭maj7. Les fondamentales sautent, les voix intérieures bougent à peine. Voir aussi notre article sur les accords de septième.

À l'écoute : gardez une seule position de main ; seuls deux doigts bougent d'un demi-ton.

2. Pourquoi la note sensible monte-t-elle vers la tonique ? V7 → i

Le septième degré de la gamme majeure est la note sensible, un demi-ton sous la tonique : en do majeur, si veut aller à do. L'accord de dominante (G = sol–si–ré) la contient, d'où son attraction. Dans G7, le triton si–fa la double : si monte à do, fa descend sur mi.

En la mineur naturel, l'accord du Ve degré est Em (mi–sol–si), sans sensible ; Em → Am sonne doux, presque modal. Haussez sol en sol♯ : l'accord devient E7 (mi–sol♯–si–ré) et sol♯ monte d'un demi-ton vers la. C'est pourquoi les tangos et les pièces classiques en mineur placent souvent un V majeur avant la conclusion.

Écoutez aussi la voix du dessus. E7 → Am, les deux accords à l'état fondamental, forme une cadence parfaite, et elle sonne plus conclusive quand la tonique, la, est aussi à la voix supérieure. L'article Cadence de Wikipédia en anglais distingue quatre grands types : authentique (perfect ou imperfect en anglais), demi-cadence, cadence plagale et cadence rompue.

À l'écoute : jouez Em → Am, puis E7 → Am. Une seule note change : sol ou sol♯.

3. Pourquoi les notes communes restent-elles en place ? L'enchaînement fluide

Certaines progressions misent sur l'économie de mouvement. La note commune à deux accords reste en place, les autres glissent vers la note la plus proche. En do majeur, dans C → G/B → Am, sol tient dans les deux premiers accords ; la basse descend de do à si puis à la, par demi-ton puis par ton. D'où le côté coulant des ballades pop et folk.

L'accord slash (G/B, accord de sol avec si à la basse) permet à la basse d'avancer par degrés conjoints. Pour les renversements et les chiffrages 6 et 6/4, lisez l'article sur les renversements d'accords ; pour la conduite des voix, celui sur les quintes et octaves parallèles.

À l'écoute : chantez seulement la basse : do, si, la.

Carnet vierge et crayon sur une table en bois, à côté des touches d'un piano, dans une lumière bleue
Photo d'illustration. Suivez d'abord la basse et les notes guides, les noms d'accords ensuite.

4. Qu'est-ce qu'une cadence rompue ? V → vi

Après la dominante, l'oreille attend la tonique. Dans la cadence rompue, V va vers vi : en do majeur, G va à Am au lieu de C. La sensible si monte à do, ré descend sur do ; les voix bougent presque comme dans une cadence parfaite. Seule la basse change : sol va à la. Am partage deux notes avec C, l'enchaînement paraît logique, mais la phrase reste ouverte.

Les auteurs de chansons s'en servent pour prolonger une section ou retarder la conclusion avant le refrain.

À l'écoute : jouez C – F – G – C, puis C – F – G – Am. La seconde phrase reste en suspens.

5. Accord emprunté et cadence plagale : ♭VII et IV → I

La couleur du rock vient souvent d'en dehors de la tonalité. En la majeur, G n'est pas diatonique : il est emprunté au mineur homonyme, la mineur, et s'écrit ♭VII. Un accord emprunté change la couleur, pas la tonalité : l'ombre du mineur passe un instant. Notre article sur les accords empruntés détaille aussi ♭III, iv et ♭VI.

Ces progressions finissent souvent par une cadence plagale : IV → I, soit D → A en la majeur. Sans sensible, la conclusion est douce, comme un « amen » ; on l'entend en rock et en gospel.

À l'écoute : jouez A – G – D – A. Écoutez le sol bécarre de G et la descente douce de D vers A.

Comment analyser une progression d'accords en 5 étapes ?

  1. Trouvez la tonalité. L'accord où la progression se repose est souvent la tonique. En cas de doute, voyez comment trouver la tonalité d'un morceau.
  2. Écrivez les chiffres romains. C–Am–F–G → I–vi–IV–V.
  3. Observez les fondamentales. Quinte descendante, tierce descendante ou seconde montante (IV → V) ?
  4. Suivez les notes de tension. La sensible et les septièmes se résolvent-elles par demi-ton ?
  5. Repérez ce qui sort de la tonalité. Accord emprunté ou dominante secondaire ?

Que montre Michord pour les progressions d'accords, et que ne fait-il pas ?

La bibliothèque de progressions d'accords (Chord Progressions) de Michord réunit 42 progressions : 14 genres (jazz, pop, rock, blues, tango, gospel, musique de film et d'autres) en trois niveaux, Fondamental, Avancé et Maître. Appuyez sur Lecture : portée, clavier et analyse suivent en direct, et sous chaque accord s'affichent son degré de départ, son degré d'arrivée et sa résolution. Les cinq mouvements y figurent, du ii–V–I jazz au ♭VII rock.

Chaque progression s'ouvre dans sa tonalité et se transpose depuis le menu de tonalité, avec une explication réécrite. Limites : les renversements s'affichent en basse slash (C/E, chiffre romain I, sans chiffrage), et seules les progressions de la bibliothèque se transposent, pas votre jeu. L'analyse est fondée sur des règles, sans IA, et Michord n'écoute pas d'enregistrements. Application de bureau pour macOS (Apple Silicon) et Windows, sans version mobile.

Élève jouant sur un piano numérique dans une pièce éclairée en bleu, un ordinateur portable posé sur l'instrument
Photo d'illustration. À chaque enchaînement, dites quelle note bouge.

Comment travailler les progressions d'accords en 15 minutes ?

  1. Le ii–V–I en trois tonalités (5 min). En do, fa et si bémol majeur. Chantez les deux notes qui descendent.
  2. La conclusion en mineur (5 min). En la, mi et ré mineur, jouez v → i, puis V7 → i. Chantez la sensible.
  3. Une chanson (5 min). Écrivez ses accords en chiffres romains et repérez les cinq mouvements.

Vous préparez un examen ? Ajoutez cette routine au planning de notre guide du concours d'entrée au conservatoire.

Comment présenter les progressions d'accords en classe ?

Expliquez note par note : la basse, puis les notes guides, les accords en dernier. Avec Michord projeté, la classe lit l'explication sous chaque accord, et le menu de tonalité adapte la progression à la voix ou à l'instrument de l'élève.

Conclusion

Une progression ne s'apprend pas comme une liste : reconnaissez ses cinq mouvements. Pour les voir expliqués en jouant, téléchargez Michord. Le plan Free permanent ne demande pas de carte bancaire ; la bibliothèque de progressions d'accords, les symboles d'accords et l'analyse en chiffres romains sont inclus dans l'abonnement : 2,99 USD par mois ou 22,99 USD par an.

Lancez une progression et voyez où va chaque accord et comment il se résout. Plan gratuit pour macOS (Apple Silicon) et Windows, sans carte bancaire ; la bibliothèque de progressions et l'analyse sont incluses dans l'abonnement (2,99 USD / mois · 22,99 USD / an).

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Questions fréquentes (FAQ)

Progression d'accords, enchaînement d'accords, grille d'accords : est-ce la même chose ?

Presque. La progression d'accords, ou enchaînement d'accords, est l'ordre dans lequel les accords se succèdent (C–Am–F–G). La grille d'accords est sa notation mesure par mesure.

Quel est le mouvement d'accords le plus fort ?

La fondamentale qui descend d'une quinte (ou monte d'une quarte), comme de G à C. Le ii–V–I enchaîne ce mouvement deux fois, d'où sa fréquence en jazz et en harmonie classique.

Pourquoi l'accord du Ve degré est-il majeur en mineur ?

En mineur naturel, il n'a pas de note sensible. En la mineur, le sol♯ du mineur harmonique donne l'accord majeur mi–sol♯–si ; sol♯ monte d'un demi-ton vers la et attire bien plus fort la tonique.

Qu'est-ce qu'une cadence rompue ?

La dominante va vers vi au lieu du I attendu. En do majeur, après G, on attend C et on entend Am. La basse avance par degré conjoint, mais la phrase ne se referme pas.

Michord explique-t-il les progressions d'accords, et est-ce gratuit ?

Oui. Sa bibliothèque de progressions d'accords (Chord Progressions) explique chaque accord. Abonnement : 2,99 USD par mois ou 22,99 USD par an. Le plan Free permanent, sans carte bancaire, inclut l'entrée clavier MIDI, un vrai son de piano à queue et le nom des notes.

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